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Convergences Kung-Fu Wushu

Le Tai ji Quan,Tai chi chuan Simplement

10 Novembre 2017 , Rédigé par Association Convergences Publié dans #Tai chi chuan,Tai ji quan

yin et yang feu et eau Tai JI

yin et yang feu et eau Tai JI

Le Tai Ji Quan, littéralement Boxe du Fait Suprême, est un art martial créé sur la base de la théorie du YIN et du YANG. Il se pratique sous la forme d'un enchaînement long ou court et ininterrompu à vitesse lente ou rapide ou les deux à la fois cela dépend du style ou de l'objectif de pratique. Il est pratiqué en Chine depuis plus de 300 ans pour ses vertus liées au bien être, à la relaxation, ainsi qu'à la santé. Considéré comme une méditation en mouvement visant à débloquer les tensions, sa pratique permet de se relaxer, conserver sa tonicité, sa souplesse, son équilibre, sa coordination mais aussi sa vivacité d'esprit. Devenu un véritable phénomène de mode en occident, le Tai Ji Quan est très apprécié par les habitants des grandes villes qui y trouvent un moyen de se détendre et de se soustraire au stress de la vie quotidienne. Demeurant tout de même un art martial, les applications de la forme permettent d'acquérir une base simple mais certaine en ce qui concerne la défense personnelle.

ASPECT PHILOSOPHIQUE

Le yin et le yang sont les deux forces opposées mais toutefois complémentaires qui régissent la vie.

Le coté YIN exprime le coté souple, doux, relâché, le noir, le féminin...

Le coté YANG lui, exprime la dureté, la force, la contraction, le blanc, le masculin...

Ces deux forces opposées coexistent et se succèdent irrémédiablement par cycle afin de créer un équilibre. Le YANG engendre le YIN puis inversement. Le Tai ji est le symbole de la mobilité et du changement : rien n'est éternel, tout se transforme (les saisons, le temps, l'humeur...).

Ce concept de YIN, YANG laisse une place importante au WUWEI (non-agir) et au JUSTE MILIEU.

Le WUWEI est une notion difficile à comprendre qui n'implique pas de regarder sa vie passer sans réagir mais plutôt de l'orienter selon les lois de la nature; ne pas lutter contre des phénomènes auxquels nous ne pouvons finalement rien changer. C'est une sorte d'acceptation du sort non fataliste.

Suivre la voie du JUSTE MILIEU se traduit par "mener une vie sans excès et ne rentrer dans aucune attitude extrême". Suivre la voie du juste milieu implique aussi de savoir se contenter de ce que l'on a. Par exemple, vouloir trop d'argent en pousse beaucoup à commettre des méfaits, trop manger nuit à notre santé, trop de pouvoir pousse à l'abus et au profit au détriment des autres (peu de businessmen et d'hommes de pouvoir peuvent se venter d'être restés justes, loyaux et honnêtes tout le long de leur vie...).

Les taôistes préconisaient de vivre simplement, humblement, de suivre cette philosophie afin d'atteindre un âge avancé en bonne santé physique ainsi que psychique.

L'HISTORIQUE

Le style étudié est le style YANG, mis au point par YANG LU CHAN (1799-1872) qui étudia le style CHEN. Son arrière petit fils YANG CHENG FU (1883-1936) retravailla la forme à son tour afin de faciliter son apprentissage et sa propagation. En ce qui concerne les enchaînements, les formes étudiées sont : La petite forme de 8 mouvements : Elle est particulièrement adaptée aux personnes actives et ayant un temps de pratique limité. Courte et simple, elle peut être pratiquée chez soi et ne demande que 2 m² pour son exécution. Les mouvements se font une fois à droite, une fois à gauche: c'est une forme équilibrée. Dans la progression sur la voie du Tai Ji Quan, le 16 mouvements est une forme intéressante: dans la forme huit, les déplacements sont limités et il suffit d'aller à droite, à gauche, le tout bien sûr en respectant la position des pieds, l'écartement des hanches... Pour le 16, voilà que s'amorce le déplacement linéaire caractéristique des formes traditionnelles. Les "24 postures"C'est actuellement la forme la plus populaire en Chine et dans le monde. Les mouvements du Taï Ji Quan sont extraordinairement correcteurs de nos mauvaises postures et habitudes. Ils développent la coordination, la respiration et chose surprenante pour des mouvements lents, les réflexes!

LA PRATIQUE Au commencement, l'apprentissage s'axe autour de quatre points : - les déplacements (SHANG BU avancé, TUI BU reculé, CE BU latérale, GU BU centre) - l'équilibre - l'enracinement - le relâchement selon les dix règles du Tai chi Au niveau de la forme il y a trois phases de travail : - Apprendre la forme (intégrer les mouvements) - Unifier la forme (corriger les détails, la fluidité, la hanche, ...) - Séparer la forme (travailler chaque mouvement indépendamment des autres). Ce qui emmène au travail de Tuishou (pousser des mains) puis au Xiang bo, Shuai-jiao, Shoubo. Nombre de personnes délaissent le côté martial du Tai Ji Quan. S'il est vrai que sa philosophie est plus qu'intéressante, il n'en reste pas moins un art martial très élaboré, possédant un grand travail de projection, une recherche constante de déséquilibre de l'adversaire et d'utilisation de sa force. En Tai Ji quan on n'oppose pas la force à la force, "si mon adversaire est Yang, je suis Yin, s'il devient Yin, je serais alors Yang". A l'aspect apparemment souple et détendu du Tai Ji Quan nombre de personnes voient en sa pratique un style mou; confondant mollesse et souplesse, contraction et tension. Afin de conserver une réelle efficacité lors des applications il faut conserver une tension minimum tout en restant souple dans les mouvements. Le haut du corps doit rester relâché mais le bas du corps doit rester ferme, enraciné, solide. Pour cela il faut s'efforcer de pratiquer très bas pour bien asseoir ses fondations et puiser dans le sol la puissance nécessaire. Pour bien pratiquer le Tai Ji Quan il est inévitable d'avoir bien saisi ces nuances.

VERTU DE LA PRATIQUE

Les vertus de la pratique sont diverses et nombreuses et le Tai Ji peut être pratiqué par tous. Les plus âgées y trouveront un moyen de rester en forme, de CONSERVER, ou d'AMELIORER leur équilibre, leur souplesse ainsi que leur mémoire. Pour les autres le but de la pratique est d'arriver à MAITRISER son corps, tant du point de vue de l'équilibre, de la souplesse que du relâchement. Par le travail de la respiration profonde, on peut débloquer les tensions et évacuer les angoisses. Si l'on arrive à coupler toutes ses qualités ensemble, on peut réussir à calmer son esprit et rentrer dans un état méditatif durant la pratique. Calme que l'on tentera de préserver pour le restant de la journée.

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