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Convergences Kung-Fu Wushu

Premiers pas dans les arts martiaux

6 Octobre 2017 , Rédigé par Association Convergences Publié dans #Gros plan

 Premiers pas dans les arts martiaux

Nous devons donc la vérité aux débutants ou plutôt les 7 vérités suivantes :

1 – Quelle que soit la discipline choisie, l’apprentissage sera long et difficile. Rien ne s’obtient sans travail, sans effort et sans patience. Ce qui est vrai pour le sprinteur, le tennisman, le lutteur, le musicien, le chanteur ou le pâtissier, est également vrai pour le pratiquant de tai ji quan. Il faut donc être sûre de sa motivation, car celle-ci sera soumise à rude épreuve !

2 – Vous devez choisir une discipline qui vous plait car il est plus facile de fournir des efforts et de consacrer du temps à quelque chose que l’on aime et qui vous éclate. Il ne faut donc pas hésiter à bien se renseigner et aller voir des écoles différentes avant d’en choisir une, car le meilleur moyen de choisir, c’est encore de tester ! Posez vous ensuite les bonnes questions : Avez vous envie de revenir régulièrement ? Les horaires sont-ils compatibles avec votre planning ? N’oubliez pas que la notion de plaisir est souvent essentielle pour conserver sa motivation jusqu’au bout !

3 – On dit souvent dans l’étude des arts martiaux que « de tous les pas, le plus important de tous est le premier », et ce « premier pas » consiste à bien choisir son professeur car c’est précisément lui qui va vous communiquer sa passion, ses connaissances de la discipline et surtout vous faire progresser. N’oubliez pas que vous envisagez d’y consacrer quelques années de votre vie ! Mieux vaut donc avoir un professeur qui vous convienne. Il n’y a pas de bonnes ou mauvaises disciplines. Toutes les disciplines martiales sont passionnantes et efficaces. Il y a simplement de bons ou mauvais professeurs. De même, ce ne sont pas les élèves qui sont généralement mauvais, mais leurs professeurs. Le professeur qui ne s’intéresse qu’à certains élèves et qui laisse les autres sur le bord de la route est à proscrire. On peut être un grand combattant/champion et être un très mauvais professeur (l’inverse est aussi vrai). Au delà de la connaissance de sa discipline, le bon professeur est celui qui s’intéressera à tous et qui fera progresser tout le monde sans exception ! Il devra avec chacun faire preuve de patience et s’adapter à la progression de chaque élève.

4 – Essayez de bien définir ce que vous êtes venu chercher en pratiquant le tai ji quan. Pour cela vous devez vous poser certaines questions, même si les réponses ne sont pas toujours évidentes ou qu’elles évoluent avec le temps : Venez vous pour apprendre à vous défendre ? Pour faire du sport ? Vous défouler et transpirer ? Pour être bien dans votre peau, vous maintenir en forme, améliorer votre santé et votre état physique ? Pour apprendre à mieux vous connaître ? Pour acquérir une compétence précise pour votre métier ? Pour avoir une activité près de chez vous ? Pour rencontrer des gens d’un autre milieu que le votre ? Pour découvrir une autre façon de penser et de vivre ? Découvrir une culture ?… Il y a de bien nombreuses raisons de pratiquer un art martial et y répondre vous aidera à trouver petit à petit votre voie, à vous épanouir et à progresser.

5 – Fixez vous de petits objectifs, quitte à les revoir régulièrement en fonction de votre progression et du temps que vous consacrerez à votre pratique du tai ji quan. Ne recherchez pas la performance à tout prix. Acceptez de faire de petits pas, car vouloir aller trop vite est le meilleur moyen d’être déçu et de perdre sa motivation. Encore une fois, ne craignez pas d’avancer lentement, tant que vous avancez, vous êtes sur la bonne voie ! N’hésitez pas à en parler avec votre professeur, car « celui qui aime demander conseil grandira ».

6 – N’hésitez pas à poser des questions à votre professeur qui est là pour vous écouter et vous aider.

7 – Entrainez vous sérieusement et régulièrement. Sérieusement signifie d’être attentif à chaque détail et d’essayer de reproduire ce que montre le professeur dans ses moindres détails. Régulièrement signifie au moins 2 fois par semaine. Si vous ne pouvez pas venir autant, vous devez pratiquer chez vous : n’hésitez pas à faire régulièrement les formes que vous connaissez, travaillez vos déplacements et vos techniques seul, améliorez votre condition physique (cardio, renforcement musculaire, assouplissement…), tout ce que vous pourrez faire (15′ par ci, 30′ par là) vous aidera dans votre progression.

Voilà, en respectant ce mode d’emploi, vous mettez toutes vos chances de votre côté pour ne pas être déçu, ni abandonner au bout de quelques mois et vous découvrir des qualités insoupçonnées. Vos efforts seront récompensés et votre plaisir rapidement décuplé.

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Débutant, mode d’emploi

5 Octobre 2017 , Rédigé par Association Convergences Publié dans #Tai chi chuan,Tai ji quan

Débutant, mode d’emploi

Quelques conseils pour débuter les arts martiaux

Débutant, mode d’emploi :

Il est toujours difficile de commencer un apprentissage dans un domaine nouveau, et il n’est pas rare dans les cours de voir un débutant se crisper, s’énerver de ne pas y arriver, se remettre en question, douter de tout et de lui même… bref, d’avoir brusquement envie de tout arrêter après un cours ou de penser que le tai ji quan,le shoubo ou la gymnastiques chinnoise n’est pas fait pour lui. Lorsqu’il débute, l’élève est effectivement confronté à quantité d’information, de concepts nouveaux et de techniques pas toujours naturelles pour qui découvre les arts martiaux chinois.

 

Il vous faudra pourtant traverser cette première phase ingrate de l’initiation, plus ou moins longue (3 à 6 mois selon le nombre d’entraînement), où l’on se sent « gauche », parfois « bête », voire « nul » de ne pas arriver à faire ce que montre le professeur, où l’on est confronté à la maladresse de son corps, sans parler de la tête où tout s’embrouille et où les connections synaptiques ne semblent plus s’établir…

 

Tout le monde est passé par ce stade de doute permanent, y compris vos professeurs à leurs débuts. Ne croyez pas à l’élève surdoué qui arrive à tout bien faire du premier coup. Certes, nous ne sommes pas tous égaux et tout le monde n’est pas Usain Bolt, Roger Federer ou Teddy Riner. Certes, nous n’avançons pas tous à la même vitesse, et nous n’irons pas tous aussi loin les uns que les autres. Mais nous sommes tous confrontés aux mêmes difficultés, et le temps est un des paramètres essentiels pour surmonter ces difficultés. Dites vous que travail et patience sont toujours récompensés.

 

Si vous voyez votre voisin qui a débuté en même temps que vous mieux réussir et progresser plus vite que vous, dites vous qu’il a certainement dû pratiquer auparavant d’autres disciplines martiales ou qu’il est un grand sportif, ou qu’il s’entraîne deux fois plus souvent que vous. Mais il y a certainement une explication qui repose sur de bonnes raisons objectives. Si vous trouvez que vous galérez, soyez patient, revoyez peut être vos ambitions et vos objectifs à la baisse, mais il n’y a aucune raison que vous ne progressiez pas et que vous ne parveniez pas à un résultat probant si vous vous entraînez sérieusement et régulièrement, deux conditions essentielles au succès dans le Wushu.


C’est justement au cours de cette première phase d’initiation (3 à 6 mois) que les écoles connaissent le plus grand nombre d’abandon, parce que les élèves n’acceptent pas les efforts à fournir, et n’ont pas la patience qu’il faut avoir pour parvenir à un résultat aussi modeste soit-il.

 

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