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Convergences Kung-Fu Wushu

tai chi chuan,tai ji quan

Tai-Chi anatomie et mouvements

24 Août 2021 , Rédigé par Association Convergences Publié dans #Tai chi chuan,Tai ji quan

tai-chi anatomie et mouvements

tai-chi anatomie et mouvements

Le taï-chi n'est pas seulement une excellente manière de faire de l'exercice : il permet aussi de vous détendre, de vous réchauffer et de rajeunir votre esprit et votre corps.
Taï-chi – anatomie et mouvements vous montre comment augmenter votre force, votre coordination et votre souplesse, tout en améliorant votre concentration mentale.
Taï-chi – Anatomie et mouvements comprend une introduction complète sur le taï-chi ; plus de 47 postures de taï-chi essentielles étape par étape et 10 défis comprenant
des séquences complètes de taï-chi ; et différentes séquences de taï-chi, de niveau novice à avancé, dont le « Dragon Jaune Agite l'Eau », afin que, du débutant jusqu'à l'expert, chacun puisse se tailler un programme d'entraînement physique
convenant à ses besoins.
Ce guide convivial de 192 pages comprend…
• Des planches anatomiques détaillées identifiant les muscles utilisés dans chaque posture avec les termes médicaux.
• Des indications claires sur l'exécution correcte et sur ce qu'il faut éviter pour que votre séance d'entraînement soit efficace et sécuritaire.
• Des variantes de nombreuses postures pour simplifier ou augmenter le niveau de difficulté dans la séance d'entraînement.
• Un glossaire complet de termes de taï-chi.
• Améliorez votre état de santé général, gagnez en force et réduisez le stress avec Taï-chi – Anatomie et mouvements.
 

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Les bases du Tai Ji Quan par maître Yuan Zumou

13 Août 2021 , Rédigé par Association Convergences Publié dans #Tai chi chuan,Tai ji quan

Les bases du Tai Ji Quan par maître Yuan Zumou

TAI JI QUAN (se prononce TAÏ CHI CHUAN)

Issu du Shuai-Jiao, la lutte ancestrale chinoise, premier Art Martial pratiqué en Chine il y a plus de 3000 ans. Le Tai Ji Quan s’élabore à partir à la fin de la Dynastie Song au XIIIè siècle. Influencé par la philosophie Yin Yang, l’harmonie entre le corps et l’esprit, le Tai Ji Quan est devenu une pratique modèle pour le bien être, la santé et la sérénité. Le Tai Ji Quan c’est la pratique d’enchainements de mouvements harmonieux exécutés lentement, avec relâchement et fluidité. L’équilibre, la coordination des mouvements, la capacité de concentration et la souplesse du corps augmentent et les tensions diminuent. Le Tai Ji Quan c’est l’apprentissage progressif et personnel de mouvements dont l’amplitude est fonction des possibilités articulaires et musculaires de chacun . Il existe plusieurs styles de Tai Ji Quan avec des enchainements plus ou moins longs.

Les bases du Tai Ji Quan est un ouvrage destiné tout particulièrement au pratiquant débutant qui souhaite s'initier au Tai Ji Quan. Cet ouvrage délaisse volontairement les sujets complexes dont on ne peut comprendre l'intérêt qu'après avoir approfondi la discipline pour ne retenir que l'indispensable. Son objectif : permettre à tous de se concentrer sur les points les plus importants de la pratique du Tai Ji Quan de santé et martial comme l'apprentissage du relâchement musculaire et de la fluidité et l'application au combat. Ce livre contient tout ce que vous devez savoir pour bien maîtriser les  premières années de la pratique.

1- L'ATTITUDE MENTALE
Si le mental reste préoccupé, il n'y pas de concentration possible. Il faut donc instaurer le calme afin de se dédier totalement cet excercice.

2- LA DETENTE CORPORELLE
La lenteur d'exécution des mouvements permet d'adopter une attitude corporelle souple et confortable et apaise la respiration qui devient plus profonde. La pensée précède le mouvement, le dirige et le contrôle dans un corps libéré des tensions.

3- L'ATTENTION
Contrairement à certaines gymnastiques occidentales qui se caractérisent par des enchaînements cadencés, le Tai Chi Chuan se définit par une dynamique fondamentalement fluide, une constance dans le rythme qui exploite toutes les orientations spatiales. Mouvements exécutés à gauche et à droite, coordination entre le haut et le bas du corps, avance et recul, variété des techniques, autant d'éléments qui ne laissent pas place au moindre degré de monotonie. L'attention apportée à l'exécution des mouvements permet de détourner l'esprit de ses sources de préoccupation et d'annuler les effets des émotions négatives (colère, angoisse, peur, jalousie, envie…). Elle met au repos certaines parties du système nerveux central. Il est alors possible de retrouver un esprit serein.

4- LA CONCENTRATION
Le maintien de la concentration est nécessaire aussi bien pour la bonne exécution de l'enchaînement (un manque de concentration nuit immédiatement à sa fluidité) que pour le contrôle et la précision des mouvements (position corporelle, des pieds, des mains, des épaules, des coudes, du bassin, de la tête, du regard…).

L'investissement neuro-moteur est conséquent, la coordination des différentes parties du corps dans une dynamique d'harmonisation s'avérant être l'objectif premier. Un contrôle continu s'exerce sur différents points :

- Verticalité de la colonne vertébrale
- Relâchement de la nuque, des épaules, des coudes et du dos
- Contact léger des pieds avec le sol (sans choc pour les articulations)
- Amplitude naturelle des mouvements respectant la constitution physique dans une complète détente musculaire.

Une pratique régulière permet de conserver une bonne intégrité physique, une capacité fonctionnelle et agit bénéfiquement sur la mémoire, la coordination, l'équilibre, la respiration, la circulation sanguine et, plus globalement sur les systèmes digestif et locomoteur. Elle peut participer à renforcer une santé déficiente.

En conclusion, bien que le Tai Chi Chuan intègre le champ des arts martiaux chinois – enchaînements stylisés de techniques d'attaque et de défense – sa pratique peut être envisagée sous différents angles :

- comme une discipline d'entretien du corps et de maintien du capital santé
- comme une discipline martiale dans le cadre d'une exécution plus rapide des techniques et dans une dimension plus large de self-défense.

 

Vous êtes invités à venir partager une séance de Tai Ji Quan avec jean-jacques Valsin élève de Maitre YUAN zumou
 

 

Les bases du Tai Ji Quan par maître Yuan Zumou
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Les 10 Principes simplifés

22 Mars 2021 , Rédigé par Association Convergences Publié dans #Tai chi chuan,Tai ji quan

Yang Chen Fu

Yang Chen Fu

Le Tai Ji Quan (Tai-Chi Chuan) est un art martial chinois souvent pratiqué pour des raisons de santé et de longévité.

Le Tai Ji Quan est une discipline corps-esprit d’origine chinoise comportant un ensemble de mouvements continus générés par les jambes et se répercutant dans les bras. Les mouvements s’enchaînent de manière fluide, chacun est généré par le précédent comme une bobine de fil qui se déroule.

Ronds et spiralés, ces mouvements sont exécutés avec lenteur et précision dans un ordre préétabli appelé « forme ».

Quel que soit le style de Tai Ji Quan, tous les maîtres insistent sur le respect des 10 principes fondamentaux de la pratique de Tai Ji Quan, dictés par Yang Chen Fu (1883-1931) à Chen Wei Ming.

Ces 10 principes doivent guider le pratiquant dans sa recherche et l’étude du Tai Ji Quan, ils sont simples à comprendre, mais leur intégration nécessite une étude minutieuse et une pratique régulière.

  1. Tête suspendue
  2. Poitrine relâchée et dos étiré
  3.  Relâcher la taille
  4.  Distinguer le vide et le plein
  5. Baisser les épaules et laisser tomber les coudes
  6.  Utiliser l’intention, non la force maladroite
  7. Synchroniser le haut et le bas du corps
  8. Harmoniser l’intérieur et l’extérieur
  9. Continuité sans interruption
  10. Tranquillité dans le mouvement
Les 10 Principes simplifés
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Principes et techniques du tai ji quan (tai chi chuan)du Dr Tseng Ju Pai

11 Septembre 2020 , Rédigé par Association Convergences Publié dans #Tai chi chuan,Tai ji quan

extraits de son livre 'Pugilisme primordial - Tai Chi Chuan ".

Le Dr Tseng était un disciple du grand Maître Yang Cheng Fu

Principes et techniques du tai ji quan (tai chi chuan)du Dr Tseng Ju Pai

Les principes et techniques du Tai Chi Chuan sont quelque peu inhabituels. Tous sont cependant contenus dans les Golden Maxims transmises par Wu Ho-Ching. Pour les débutants, il est nécessaire de donner ici un résumé.
 

  •  1. La colonne vertébrale, en particulier le cou, doit être maintenue bien droite afin que le fluide vital (qi) puisse facilement s'élever vers le haut et que l'esprit puisse également s'élever constamment. Mais pour faire des mouvements, la poitrine doit être légèrement concave et le dos légèrement convexe, afin que le souffle puisse couler au Tan Tien.

 

  •  2. L'épaule doit être abaissée et le coude abaissé. Si les épaules sont relevées, le souffle peut «flotter» et le corps devenir faible. Lorsque le coude se lève horizontalement, le bras devient faible, ce qui permet à l'adversaire de le disloquer.

 

  •  3. Les positions et les mouvements des mains doivent être alternés avec Yang (la force réelle ou exercée) et avec Yin (la force irréelle ou moindre).

 

  •  4. Le fluide vital (qi) doit toujours couler dans le Tan Tien, de manière à rendre le corps non seulement plein de vigueur mais également inlassable.

 

  •  5. Tout le corps, en particulier l'abdomen, doit être complètement détendu, ce qui le libère de la tension nerveuse afin de garantir un écoulement fluide du fluide vital (qi). Pour cette raison, les actions pratiques doivent être en accord avec la respiration et prises de manière détendue, lente et progressive. Il est conseillé de laisser le corps transpirer pour accélérer le métabolisme et provoquer de nombreuses plaintes internes, car la transpiration est un processus de relaxation et de refroidissement.

 

  •  6. L'esprit doit être fixe et calme, alors le sens est sobre et sans peur. Ainsi, il peut librement appliquer les techniques de l'art.

 

  •  7. Les actions du corps doivent être coordonnées avec le mental. En cas d'urgence, l'esprit agit rapidement et, lorsque les forces physiques et psychiques s'unissent, elles créent immédiatement une super-force (inhabituelle).

 

  •   8. Il faut garder son esprit à la taille, à tout moment, en le desserrant, pour qu'il tourne comme une roue. Il doit être en harmonie avec les membres en tant que tout intégré, de sorte que la technique soit sans faille et efficace dans son application. N'oubliez pas que, tout en mettant en avant la force, il faut utiliser la taille et la garder immobile, tout simplement détendue et concentrée dans une seule direction.

 

  •  9. Ne jamais utiliser la force contre la force. La force d'un adversaire devrait être cédée à. Lorsque le côté gauche est poussé (lorsque la force est appliquée), il devrait devenir irréel (vide, cédant). Même avec le droit. Le reste peut être traité de la même manière. Ce sont des moyens négatifs. La méthode positive consiste à utiliser la force de l'adversaire, même à le jeter, à le marteler ou à le mater. Le terme technique ici est "force d'emprunt". Les techniques de Tai Chi Chuan sont les plus utiles en général pour atteindre ce but.

 

  •  10. Une action rapide est reçue avec une action rapide. De même une action lente avec lente. Comment peut-on réagir plus rapidement que l'adversaire? Il faut faire attention au triangle de son haut du corps. Le haut et deux épaules. Quand le haut bougera, sa jambe serait soulevée. Quand son épaule droite bouge, sa main droite est levée. Même avec la gauche. En tant que fils lorsqu’il se déplace, des mesures doivent être prises immédiatement.
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Tai chi chuan style Wu par Ma Jiangbao

29 Avril 2020 , Rédigé par Association Convergences Publié dans #tai chi chuan,tai ji quan

Ma Jiangbao

Ma Jiangbao

Les gens connaissent le taichi comme l'une des principales branches du Wushu. C’est l'un des arts martiaux Taoiste. Mais le taichi est-il vraiment ce que les gens pensent ce qu'il est aujourd'hui? Avant 1912 le taichi était transmis à l'intérieur de cercles fermés (cercles familiale), qui de temps à autres absorbaient des provenant du monde extérieur des arts martiaux, mais ce qui a été acceptée a été strictement limité. C'est pourquoi, le taichi est appelé «interne». (Dans la langue chinoise les arts martiaux internes sont exprimées par le caractère qui signifie à l'intérieur ou dans une famille.). Après 1912 M. Xu Yusheng a crée un centre de recherche des sports à Beijing et il a invité les grands maîtres de l'époque tels que Wu Jianquan, Yang Shaohou , Yang Chengfu et Sun Lutang à enseigner le taichi. Par la suite, le taichi a commencé à se répandre aux masses et a ensuite été enseigné assez ouvertement. Comme il était devenu alors possible pour un grand nombre de personnes de l'étudier, le nombre de personnes faisant du taichi a rapidement augmenté.

 

Après un certain temps, le taichi a donné forme aux styles modernes. Au cours de leur développement respectif, il y a eu de nombreux changements dans les postures, mais ils n'étaient pas si grands. Nous pouvons encore voir aujourd'hui que toutes les différentes écoles de taichi ont des postures similaires. C'est après ces développements que les styles ont eu leurs noms respectifs. La popularité de chacun d'entre eux - à savoir les styles Chen, Yang, Wu, Wu (Hao) et sun - a augmenté rapidement en Chine. L'objectif principal de ces enseignants a été de populariser le taichi à grande échelle afin d'améliorer la santé de la nation. Une autre raison importante pour laquelle le taichi est si répandue de nos jours, est la recherche et l'échange qu’ont réalisé ces maîtres et leurs élèves pendant cette période. De nos jours, en particulier en Chine, beaucoup de nouveaux styles avec beaucoup de noms différents sont créés et mélangés avec les cinq styles originaux, sans un réel partage de racines avec eux. Cela est très regrettable. Cela ne complique non seulement les choses, mais cela mélange aussi tout, d'une manière à ce que cela entraîne de nombreux malentendus, en particulier pour les personnes qui sont de nouveaux pratiquants en taichi.

Ma Jiangbao

Ma Jiangbao

Le taichi style Wu a été créé par un Manchoud nommé Quan You (1834 - 1902). Quan You était un élève de Yang Luchan, (le fondateur du style Yang), et Yang Banhou. le fils de You Quan, Wu Jianquan (1870-1942), aimait les arts martiaux dès sa jeunesse et a étudié sous la tutelle de son père. Ce faisant, il s’est rapidement amélioré et a approfondi ses compétences en taichi. Après 1912 il a continuellement développé l'enseignement du style Wu au centre de recherche des sports de Beijing, il a progressivement affiné le style de son père. Ses deux fils, Wu Gongyi et Wu Gongzao, ont été ses premiers élèves. Avec d'autres étudiants, ils ont rapidement atteint un haut niveau. En 1928, Wu Jianquan a été invité à Shanghai pour enseigner le taichi. En 1935, il a créé l’association Jian Quan dont il était le directeur et mon père Ma Yueliang était le directeur adjoint. À ce moment-là Wu Jianquan s'est rendu à Hong Kong et à Canton, ainsi que dans de nombreuses autres villes de Chine du Sud pour y diffuser le style Wu. Lorsque Wu Jianquan décéda en 1942, cela a été une grande perte pour le monde du taichi. Son fils a commencé à enseigner le taichi dans tout le sud de la Chine et le fils de Wu Gongyi, Wu Dagui, a répandu le style dans le sud de l'Asie. Le fils de Wu Dagui, Wu Guangyu, enseigne aujourd'hui au Canada.

 

Wu Jianquan la fille aînée, ma mère Wu Yinghua (1907 - 1996), a commencé l'étude du taichi avec son père à un très jeune âge. En 1935, Wu Yinghua a également été nommé directeur adjoint de l'Association Jian Quan à Shanghai. Elle a épousé un étudiant de son père, Ma Yueliang (1901 - 1998), et tout au long de sa vie, elle a enseigné avec son mari dans toute la Chine. Dans les milieux d’arts martiaux, elle était considérée comme l'un des professeurs les plus célèbres. Ma Hailong, le fils aîné de Wu Yinghua & Ma Yueliang, aimait également le taichi dès son plus jeune âge et c’est maintenant le président de l'Association Jian Quan.

 

Tai chi chuan style Wu par Ma Jiangbao

Je suis Ma Jiangbao le troisième fils de Wu Yinghua et de Ma Yueliang. En 1986, je suis venu en Europe pour diffuser le style Wu et j’enseigner aux étudiants de nombreux pays comme les Pays-Bas, Allemagne, Angleterre, le Danemark et les autres.

 

Avant 1912 le taichi était pratiqué comme une forme rapide. Après 1912, parce que beaucoup de gens commençaient à étudier le taichi à Beijing, dont certains n'avaient jamais fait d'arts martiaux, les mouvements rapides et les sauts ont été supprimés pour rendre la forme plus subtile et précise, et les arrêts ont été supprimés pour se conformer à la théorie du yin et le yang. C'était la naissance du style wu avec sa propre forme lente. Dans le même temps, Yang Chengfu et Sun Lutang etc créèrent leurs propres styles. Par la suite, le tai chi est devenu une forme lente, mais le wu a conservé le style rapide. Le forme lente du style wu a des caractéristiques spéciales telles que la compacité, et il faut être détendu et calme, avec de la souplesse du début à la fin pour que tout le monde puisse le pratiquer.

 

 

Les poussées de mains du style wu (exercice avec partenaire) sont strictement structurées. Le corps est droit et chaque méthode est précise et exacte. La poussée de mains doit être très douce et sans à-coup. En pratiquant, il faut essayer de garder une attitude très calme, pas essayer d'attaquer ou de recourir à la force. Mon père Ma Yueliang disait, "vaincre la dureté avec la souplesse. Tenter de recourir à la force est en contradiction avec les principes de tai chi chuan. Répondre à la dureté avec la souplesse c’est aller avec. Aller avec, c’est neutraliser. L'important pour le débutant est d'apprendre à neutraliser". Les techniques de poussée de mains incorporent des méthodes d’entrainement d’une seule ou de deux mains. Il y a aussi beaucoup différentes méthodes de déplacement, qui sont appris après l'étape de poussée des mains à pas fixe. Les techniques de poussée de mains sont une partie très importante du taichi, et c’est seulement par le biais de la pratique qu’on peut montrer la théorie du taichi. Le style Wu comprend encore le travail de beaucoup d'armes telles que le sabre, l’épée et la lance. Avec les formes lentes et rapides et les poussées de mains, le taichi style Wu est un art martial traditionnel chinois.

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Qui est la dame en rose ? LE MAÎTRE DE Tai-Chi- Chuan, GAO JIAMIN

4 Février 2019 , Rédigé par Association Convergences Publié dans #Tai chi chuan,Tai ji quan

Qui est la dame en rose ?
LE MAÎTRE DE TAI CHI CHUAN
GAO JIAMIN

 

8 Yang Tai ji quan Maître Gao Jiamin

interview de Gao Jiamin publiée dans Kung fu Magazine, juillet 2000

Maître Gao Jiamin a concouru et a remporté un total de 32 médailles d'or, un record jamais atteint par aucun autre concurrent. Ses médailles d’or sont les suivantes: médailles d’or aux Jeux asiatiques, aux Jeux d’Asie orientale, au Championnat international de Wushu et à de nombreuses compétitions nationales et internationales. 

 

Elle est une compétitrice déterminée qui a gagné plus de médailles et un public international en raison de sa capacité à se concentrer une fois entrée dans la compétition. C'est la fluidité calme mais sans faille du style et la perfection des formes de tai ji quan qui lui ont valu la médaille d'or des Jeux de l'ANASE de 1998  et un statut presque culte en Asie. Elle ne peut pas traverser un aéroport de Tokyo, Hong Kong ou n'importe quelle ville de Chine sans une foule de fans qui lui demandent des autographes.

 

Gao Jiamin enseigne au Wushu Center de Portland, dans l'Oregon, elle est née dans la ville de Fuzhou, dans la province du Fujian, en Chine, le 26 juin 1966.

 

Elle a commencé à contrecœur ses études d'arts martiaux à l'âge de huit ans. Pendant cette période, elle était censée pratiquer le Wushu au moins trois heures par jour à la maison avant d'aller à l'école et en plus de travailler avec un instructeur. «Je n'étais pas un bon élève et je n'aimais pas l'école quand j'étais enfant. J'avais un cas extrême d'hyperactivité et j'avais du mal à rester à l'école et à me concentrer sur mes études », explique-t-elle. «J'étais doué pour imiter les gens, et les gens se moquaient de moi quand j'imitais certains types de personnes. Cependant, quand j'ai imité les gens en train de faire du wushu, les gens étaient étonnés de ma capacité à le faire avec une telle perfection. 

 

«Mon premier professeur, Sun Chong Xiong, est venu à mon école primaire pour enseigner le wushu. Avec Sun j'ai étudié Shaolin long poing. C'était ma première expérience en wushu, et c'était la demande de perfection physique et la demande de concentration sérieuse qui m'ont poussé à étudier le wushu. 

 

Gao Jiamin insiste sur le fait qu’elle n’a jamais pensé devenir une championne à l’époque. Mais comme elle a découvert que la formation lui procurait un certain soulagement physique pour son hyperactivité et une mesure de calme qui améliorait grandement son état de santé général, elle commença à apprécier les bénéfices du programme d’entraînement. À l'âge de 14 ans, Gao a commencé une formation sérieuse avec une équipe avec son deuxième et dernier enseignant, Zeng Nai Liang. Selon Gao, Zeng était un assistant de recherche de troisième cycle de l'Institut d'éducation physique de Beijing.Gao Jiamin appris de son professeur dévoué.

Sous la direction de son mentor,Gao a commencé une formation rigoureuse.

Maître Gao plaisante aujourd'hui au sujet de ses conditions de vie.

 

Une fois, l'entraîneur m'a demandé de me concentrer davantage sur le style traditionnel du Sud, mais j'ai suivi les conseils de Zeng. »« Il pensait que le tai ji serait ce qu'il y a de mieux pour moi », ajoute-t-elle. «C'était drôle, car tous ceux qui me connaissaient connaissaient mes problèmes d'hyperactivité. Pourtant, je savais que cet enseignant Zeng savait de quoi il parlait.

 

Cependant, cela a été difficile pour moi au début, car j'étais toujours très hyperactif. Les gens me regardaient bizarrement et disaient: «Vous ne pouvez pas pratiquer très bien. Vous ne vous améliorerez pas non plus, car vous ne pouvez pas vous détendre.J'étais pourtant déterminée à réussir.

 

Premièrement, j'ai refusé de croire toutes les personnes qui ont dit que je ne pouvais pas. Commencer à croire que vous ne pouvez rien faire, c'est accepter l'échec. Vous devez vous visualiser en train de réussir et le succès suivra inévitablement si vous avez du talent et de la détermination.

Pour essayer de l'aider à se détendre et à gagner en patience, elle a étudié la calligraphie chinoise, pensant que cela l'aiderait à se détendre.Cela m'a calmé, mais c'était un véritable défi pour moi de faire de la calligraphie sur une longue période, insiste-t-elle. «Personnellement, j'ai découvert depuis que les principes d'une bonne calligraphie et d'un bon taijiquan sont très similaires. Un dans le même.

Pour les débutants, Gao pense que, outre la relaxation, l'aspect le plus important est la posture de base et la structure physique de l'élève.

 

Vous ne commencez tout simplement pas à faire du Taichi, selon Gao. Un encadrement adéquat et une formation surveillée sont extrêmement importants. «Un bon conditionnement est essentiel pour les débutants, quelles que soient leurs aspirations», affirme-t-elle. «Au début, je suis resté debout dans en ma bu (position du cheval) et je le fais encore aujourd'hui. La force des jambes est cruciale pour bâtir une base solide et se protéger contre les blessures. "

La prochaine étape primordiale pour le débutant consiste à pratiquer le zhangzhuan (méditation debout) », note-t-elle. «Il est important que le débutant ressente son qi. Dans le zhangzhuan, j'ai toujours ressenti  le qi, et la pratique la posture debout,  accéléré la capacité à sentir et à utiliser son qi dans la pratique du tai ji quan.

 

La pratique principale de Gao est le tai ji quan et l'épée de taiji. Cependant, pour remporter le grand championnat dans un tournoi national, les concurrents doivent participer à six épreuves. Cela inclut la concurrence sous des formes externes et internes. Le compétiteur qui obtient le meilleur score combiné dans six épreuves est reconnu comme le grand champion.

 

La Chine a développé des routines spécifiques pour la concurrence. Dans le taichi, il existe la forme à la main taichi 42, ainsi que les routines traditionnelles comprenant: Chen 56, Yang 40, Wu (Jianquan) 45 et Sun 73. À l’heure actuelle, la forme d’épée taichi 42 .

 

Cependant, dans la plupart des tournois en Chine, il existe des expositions (souvent des médailles) au cours desquelles des formes et des armes traditionnelles sont exécutées. Selon Gao, «j'ai commencé mes études en taichi par le style Yang, puis depuis 1989, je me suis largement concentré sur la 42 formes combinées de taichi.» Lorsqu'on lui a demandé si la normalisation des formes devenait ennuyeuse ou prévisible, Gao a répondu (Une étude sur le Taijiquan est la connaissance profonde). Ce n'est pas facile à saisir.

 

Dès le premier pas que vous faites, ajoute-t-elle, il y a beaucoup à apprendre. Pour moi, j’ai un grand respect pour le taijiquan, car c’est beaucoup de temps pour apprendre les moindres détails. Par conséquent, je ne m'ennuie jamais. Si la pratique du taichi devient prévisible pour l’élève, cet élève a perdu de vue ou n’a jamais compris les principes du taijiquan. ”

 

Pour moi, l'exercice 42 est plein de détails, dit-elle, «le fait qu'il soit basé sur quatre styles principaux de taichi (Chen, Yang, Wu et Sun) présente un grand défi pour l'étudiant. Une étude de ces quatre styles traditionnels donnera à l’étudiant une connaissance plus approfondie du taichi et des 42 formulaires. Comme il est exécuté en cinq à six minutes, le temps qui peut normalement être repris dans un ensemble plus long et parce qu'il existe des routines définies, cela rend le jugement plus juste. Cela nécessite que les concurrents soient jugés sur des normes prédéterminées. 

 

Gao est diplômé en éducation physique du Shanghai Sports Collège. Elle a été formé et pratiqué pendant 26 ans auprès de nombreux maîtres reconnus.

 

Elle est actuellement vice-présidente de l'association Fujian Wushu et conseillère auprès de l'association Macau Wushu. Gao Jiamin a effectué de nombreuses recherches sur le taichi traditionnel, ses origines et son développement. Elle pense qu'il est dans l'intérêt de tous que la recherche et le développement taichi se poursuivent.

 

Selon Gao, «les créateurs et les grands maîtres des systèmes traditionnels étaient doués et ont enduré de nombreuses difficultés personnelles pour créer, développer ou maintenir une tradition.» «Les traditions et le développement doivent tous deux être encouragés à continuer», a ajouté Gao. "Je ne ferais pas ce que je fais aujourd'hui sans tous ceux qui m'ont précédé dans l'histoire du taichi.

 

Selon Gao Jiamin, le taijiquan offre des avantages inégalés en tant que moyen d’exercice, pour l’amélioration de la santé en général, pour la confiance en soi et pour le rétablissement de l’équilibre, ainsi que pour la recherche d’un équilibre entre le corps et l’esprit. C'est plus qu'un moyen d'exercer, mais inclut également une philosophie de la vie qui inclut une forte influence du taoïsme. C’est cette influence philosophique qui procure une grande partie des avantages selon Gao. C'est de ce côté de Taichi qu'elle espère aider les Américains à comprendre. 

 

 

 

 

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Men Huifeng, Le trés grand Maître de Tai chi chuan démontre le 8 postures Yang

28 Janvier 2019 , Rédigé par Association Convergences Publié dans #Tai chi chuan,Tai ji quan

Le maître Men Huifeng (門惠豐, mén huìfēng), surnommé « l'Encyclopédie vivante du Wushu » par ses élèves, est un expert chinois en Wushu et plus particulièrement en Taijiquan (Taichi). Il est 9e Duan de wushu.

Démonstration du trés grand maître Men Huifeng du tao 8 postures Yang

Durant les années trente, à la suite de la mort de son père tué par les forces d'occupation japonaise en Chine, Men Huifeng a été élevé par un maître de Tir à l'arc chinois.

Il est cocréateur, avec son épouse Kan Guixiang (闞桂香), du style Dongyue Taijiquan (東岳太極拳). Kan Guixiang est 8e Duan de wushu. Elle est une experte en Taijiquan du Style Chen (陳式太極拳).

Prs Men Huifeng et Kan Guixiang sont à l'origine de la codification de nombreuses formes de Wushu, et plus particulièrement celles du Taijiquan dont voici quelques-unes

Formes du style Yang dite "Formes simplifiées": 24 mouvements à mains nues et 32 mouvements à l'épée
Les quatre principales formes actuelles des styles Chen, Yang, Wu et Sun
Formes du style Chen à mains nues et à l'épée
Formes combinées à mains nues et à l'épée en 42 mouvements
Forme de Tuishou en Taijiquan (Poussées des mains)
Forme de Sanshou en Taijiquan (Dispersion des mains)

 

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La forme en 8 postures Yang Tai ji quan

21 Janvier 2019 , Rédigé par Association Convergences Publié dans #Tai chi chuan,Tai ji quan

infographie yangshi shishi 8 postures yang

infographie yangshi shishi 8 postures yang

La forme en 8 postures a été introduit en 2000. Cette routine Fait partie du style Yang Taijiquan moderne.La forme en 8 postures  ne comporte qu'une section c'est une forme courte .

 

Techniquement, La forme en 8 postures est une forme exigeante, chaque mouvement est réalisée des deux côtés avec une grande précision.

 

La forme en 8 postures est très technique et sa structure est symétrique: chacune des huit positions sont effectué à droite et à gauche. Et elle s'éffectue quasiment sur place. La forme en 8 postures peu être pratiquer dans un espace de 2 mètres sur 1 mètre .

 

Ce formulaire est également facilement sous-estimée. Il ne est pas si difficile à apprendre, mais le niveau technique est élevé parce que les mains et surtout les pieds doivent être positionnés avec une grande précision. Comme les mouvements se font de droite à gauche ils obligent des mouvements tournant de droite à gauche et à l'arrière, de 180 degrés, et cela n'est pas toujours facile même pour un pratiquant avancer . En fait, ce formulaire contient en faite 10 positions, l' ouverture et la fermeture 2 . par conséquent il est souvent appelés La forme en 10 postures.

 

Origine

 

A l'origine La forme en 8 postures n'était pas en ensemble chorégraphié. Ils etaient travaillé séparément . C'est en 1999 que ces ensemble est proposé comme tao lu et mis en avant comme une forme pédagogique pour le Yang Tai ji quan style.

 

C' est donc une nouvelle routine qui a été conçu avec un but précis.C'est une forme pédagogique fondamental. Elle à ses propres défis et caractéristiques.Toutefois, cette forme fut créé dans le plus grand respect de la forme et de la norme traditionnelle de l'école de Yang Cheng FU.

 

Les maîtres qui ont créé la routine (Zhang Wenguang, Zhang Shan, Men Huifeng, Li BINCI, Kan Guixiang et Ji Yue) sont restés fidèles au position d'origine. Les créateurs ont écrit à propos de cette forme: «La routine du style Yang  en 8 postures est principalement basée sur les écrits de Yang Cheng Fu, le fondateur de ce style, avec quelques modifications mineures Les mouvements de la forme sont ordonnée, selon la nécessité d'attaque et de défense,tandis que le style doux écoulement de l'école Yang est soulignée. "Dans la pratique, cette forme est effectuée comme le 24 ou 88-forme. Les positions et les transitions d'une position à une autre se déroule conformément à la tradition classique.

 

Préparation et ouverture du Tai Ji

 

1: Repousser le singe, à droite puis à gauche

2: Brosser le genou gauche puis le genou droit

3: Séparer la crinière du cheval sauvage, à g. puis à droite

4: Mouvoir les mains comme des nuages, à g. puis à droite

5: Le coq d'or se tient sur une patte, à gauche puis à droite

6: Coup de talon, à droite puis à gauche

7: Caresser la queue de l'oiseau, à droite puis à gauche

8: Croiser les mains et fermer le Tai chi.

 

la forme en 8 postures elle est brève et ne nécessite qu'un espace restreint .Ce qui la rend facile à mémoriser et utilisable en tout temps et en tout lieu.De plus, à la différence des formes plus complexes, elle insiste sur la symétrie gauche/droite des postures : ce qui, permet un développement équilibré et global du corps. Adopté par le comité des sports chinois comme Tai Ji Quan Yang de niveau 1.

 

 

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les dix principes essentiels Yang Tai Ji Quan

8 Mai 2018 , Rédigé par Association Convergences Publié dans #Tai chi chuan,Tai ji quan

Transmission orale de Yang Cheng Fu relatée par Chen Wei Ming

Yang Chen Fu et sont disciple Chen Wei Ming

Yang Chen Fu et sont disciple Chen Wei Ming

1- Etre léger et agile et maintenir l’énergie au sinciput.

2- Rentrer légèrement la poitrine et étirer le dos.

3- Relâcher la taille

4- Distinguer le “ plein ” et le “ vide ”

5- Baisser les épaules et laisser tomber les coudes

6- Employer la pensée créatrice et non la force musculaire

7- Relier le haut et le bas

8- Unir l’intérieur et l’extérieur

9- Lier les mouvements sans interruption

10- Rechercher le calme au sein du mouvement

1- Etre léger et agile et maintenir l’énergie au sinciput.

Maintenir l’énergie au sinciput, c’est tenir la tête bien droite, de sorte que l’énergie spirituelle soit reliée au sinciput. N’employer pas la force musculaire, qui raidirait le cou et gênerait la circulation du sang et du souffle. Que votre esprit soit spontané et agile, car sans l’agilité et le maintien de l’énergie au sinciput, la force vitale ne peut être mise en branle.

2- Rentrer légèrement la poitrine et étirer le dos

Rentrer la poitrine consiste à la retenir légèrement vers l’intérieur, pour que le souffle descende se concentrer dans le champ de cinabre. Abstenez-vous de bomber le torse, sinon le souffle étant comprimé au niveau de la poitrine, la partie supérieure du corps sera lourde, la partie inférieure légère, et les pieds auront tendance à flotter. Étirer le dos consiste à faire adhérer le souffle au dos. La rentrée de la poitrine entraîne naturellement un étirement du dos, ce qui permet d’émettre la force à partir de l’axe spinal et d’être alors sans rival.

3- Relâcher la taille

La taille est le maître de tout le corps. Les pieds n’ont de la force et le bassin de l’assise que si l’on est capable de relâcher la taille. Les passages du “ plein ” au “ vide ” s’effectuent à partir de mouvements tournants de la taille. C’est pourquoi l’on dit : “ La source du commandement est à la taille ”. Le manque de force provient de la taille et des jambes.

4- Distinguer le “ plein ” et le “ vide ”

Dans l’art du Tai Chi Chuan, le premier principe est de distinguer le “ plein ” et le “ vide ”. Si tout le corps est appuyé sur la jambe droite, on dit que la jambe droite est “ pleine ”, la jambe gauche “ vide ” et vice versa. Les mouvements tournants ne sont effectués avec légèreté, agilité et sans le moindre effort que si l’on sait distinguer le “ plein ” et le “ vide ” ; sinon, les déplacements sont lourds et gauches, le corps manque de stabilité et l’on est aisément déséquilibré par l’adversaire qui vous attire.

5- Baisser les épaules et laisser tomber les coudes

Baisser les épaules consiste à les relâcher et les laisser tomber ; si l’on ne peut les relâcher et les laisser tomber, elles sont haussées, ce qui entraîne une remontée du souffle et par conséquent un manque de force dans tout le corps.

Laisser tomber les coudes le long du corps consiste à les relâcher. S’ils sont levés, les épaules ne peuvent être abaissées, et l’on ne peut repousser très loin l’adversaire. La technique utilisée se rapproche alors de celle de l’école exotérique employant une force intérieure (jing) discontinue.

6- Employer la pensée créatrice et non la force musculaire

Il est dit dans le Traité sur le Tai Chi Chuan : “ Tout réside dans l’emploi de la pensée au lieu de la force ”. Pendant la pratique du Tai Chi Chuan, tout le corps est détendu, de sorte que pas la moindre énergie grossière ne subsiste et ne stagne entre les os, les muscles ou les veines, vous ligotant ainsi vous-même. C’est alors seulement que l’on peut effectuer les passages d’un mouvement à l’autre avec légèreté et facilité, et exécuter les mouvements tournants avec naturel. Certains doutent qu’il soit possible d’avoir une force durable sans l’emploi de la force musculaire, mais le corps humain possède des canaux de circulation du souffle, de même que la terre a ses rigoles. Si les rigoles ne sont pas obstruées, l’eau coule ; si les veines ne sont pas bouchées, le souffle circule. Lorsqu’une énergie raide emplit ces canaux, le sang et le souffle sont gênés, les mouvements tournants manquent d’agilité et il suffit de tirer un cheveu pour que tout le corps suive. Si au lieu de la force musculaire on emploie la pensée créatrice, là où la pensée parvient, le souffle parvient. De la sorte, le sang et le souffle circulent continuellement dans le corps sans s’arrêter un seul instant. Grâce à un long entraînement, l’on acquiert la véritable énergie intérieure, et comme il est dit dans le Traité sur le Tai Chi Chuan : “ La souplesse et la flexibilité extrêmes produisent la résistance et la rigidité extrêmes ”. Ceux qui sont familiarisés avec la technique du Tai Chi Chuan et la maîtrisent, ont les bras semblables à du fer entouré de coton, la force y est enfouie profondément, tandis que les disciples de l’école exotérique manifestent la force musculaire dans l’action et semblent flotter dans l’inaction. Cela prouve que leur force musculaire n’est qu’une énergie superficielle.

Quand on emploie la force musculaire à la place de la pensée créatrice, l’adversaire peut très facilement vous inciter à vous mouvoir, cela ne mérite pas notre estime.

7- Relier le haut et le bas

Relier le haut et le bas, c’est se conformer à ce principe énoncé dans le Traité sur le Tai Chi Chuan : “ L’énergie prend racine dans les pieds, se développe dans les jambes, est commandée par la taille et se manifeste dans les doigts. Des pieds, aux jambes, à la taille, il faut une unité parfaite ”. Tout mouvement des mains va avec un mouvement de la taille ; quand les pieds se meuvent, l’énergie spirituelle des yeux (le regard) se meut en même temps et les suit ; dans ce cas, l’on peut dire que le haut et le bas sont reliés ; mais si une seule partie du corps ne se meut pas avec le reste, il y a désordre et dislocation.

8- Unir l’intérieur et l’extérieur

Le travail du Tai Chi Chuan est un travail de l’énergie spirituelle. C’est pourquoi l’on dit : “ L’énergie spirituelle est le maître, le corps le valet. ” Si l’on peut mettre en branle la force vitale, les mouvements sont spontanés, légers et agiles. L’enchaînement des mouvements suit les principes (d’alternance) de “ plein ” et de “ vide ”, d’ouverture et de fermeture. Quand on parle d’ouverture, il ne s’agit pas uniquement d’ouverture des pieds et des mains, mais aussi de l’ouverture de la pensée et de l’esprit. De même, la fermeture n’est pas seulement une fermeture des pieds et des mains, mais aussi de la pensée et de l’esprit. Si l’intérieur et l’extérieur peuvent être unis en un seul souffle, tout est parfait.

9- Lier les mouvements sans interruption

Dans les arts de combat de l’école exotérique, l’énergie employée est l’énergie grossière du “ ciel postérieur ”. Il y a donc des départs, des arrêts, des enchaînements, des interruptions. C’est au moment précis où l’ancienne force arrive à sa fin et où la nouvelle n’est pas encore née que l’on peut le plus aisément être vaincu. Comme, dans le Tai Chi Chuan, l’on utilise la pensée et non la force musculaire, tout est lié sans interruption du début à la fin ; quand une révolution est terminée, une autre commence, le mouvement circulaire se déroule à l’infini. Il est dit dans le Traité originel : “ La longue boxe est semblable aux flots d’un long fleuve ou de la mer, qui se meuvent continuellement et sans fin ”. Ou encore : “ Faites se mouvoir l’énergie comme un fil de soie que l’on dévide d’un cocon. ” Toutes ces comparaisons suggèrent que tout est relié par un seul souffle.

10- Rechercher le calme au sein du mouvement

Dans les arts martiaux de l’école exotérique, la capacité de sauter est considérée comme très importante, et l’on y utilise jusqu’à épuisement la force musculaire et le souffle. C’est pourquoi, après s’être exercé, le boxeur est toujours haletant. Dans le Tai Chi Chuan, on dirige le mouvement par le calme ; bien que mouvant, l’exécutant reste calme ; c’est pourquoi il est préférable d’exécuter l’enchaînement des mouvements le plus lentement possible. Grâce à la lenteur, la respiration devient longue et profonde, le souffle est concentré dans le champ de cinabre, et le pratiquant n’a naturellement pas les artères battantes. Les adeptes doivent s’appliquer à comprendre cela, mais peu y arrivent. ”


 

 

Yang cheng fu jeune

Yang cheng fu jeune

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Questions et réponses sur le Tai ji quan L'essence du style Yang Weiming Chen

30 Mars 2018 , Rédigé par Association Convergences Publié dans #Tai chi chuan,Tai ji quan

Questions et réponses sur le Tai ji quan - L'essence du style Yang   Weiming Chen

Questions et réponses sur le Tai ji quan - L'essence du style Yang Weiming Chen

Résumé

Questions et réponses sur le Taiji Quan présente l'étude la plus complète sur les différents aspects de la pratique originelle du style Yang de Taiji quan. Il est l'unique texte à recueillir l'enseignement oral de son fondateur, Yang Chengfu. L'auteur, Chen Weiming, fut l'un des plus brillants disciples de ce grand maître ainsi que l'un des principaux artisans de la diffusion de son école en Chine. Publié à Shanghai en 1929, Questions et réponses sur le Taiji Quan expose les principes énergétiques régissant l'enchaînement ainsi que les poussées des mains, sans négliger certains aspects supérieurs de la pratique relatifs au combat ou à la méditation. Ce texte inédit a été traduit directement du chinois et complété par une étude historique retraçant l'apparition et l'évolution du Taiji Quan. En annexe figurent les listes des enchaînements lents et rapides de l'école Yang ainsi qu'une présentation de la méthode d'enseignement de Chen Weiming. Cet ouvrage constitue une source inépuisable d'informations pour le pratiquant de Taiji Quan et une introduction idéale pour tout néophyte.

Date de parution : 20/06/2005

Editeur : Courrier du Livre (Le)

Collection : trésors des arts martiaux

 

 

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